Interdisons (vraiment) les épandages aériens de pesticides !

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citoyens / citoyennes interpellent le ministre de l'agriculture sur un projet d'arrêté visant à autoriser les épandages aériens de pesticides !

En participant à cette mobilisation en ligne, vous avez conscience que votre email est transmis aux cibles de la pétition et que vous recevrez ponctuellement les bilans de cette action ainsi que d’autres actions similaires en provenance de l’association Agir pour l’Environnement via son Courriel’Action. Désabonnement possible dans chaque email envoyé ou sur simple demande.

Pourquoi cette pétition ?

La communication est un art difficile à manier dont usent et abusent certains politiciens.

Entre le 23 juin et le 15 juillet un projet d’arrêté, soumis à consultation visant à « accélérer la fin des épandages aériens de produits phytosanitaires » (dixit le site du Ministère de l’Écologie) pose le cadre réglementaire permettant … les épandages aériens.

Ce n’est pas le moindre des paradoxes que de soumettre à consultation un arrêté dont le but premier est de légaliser les épandages aériens en laissant supposer que l’arrêté en question viserait à accélérer la fin des dits épandages.

Sous couvert de règles cosmétiques et de nombreux délais et exceptions, le gouvernement s’apprêterait donc à renouveler l’autorisation d’épandages aériens de pesticides. Mais, attention… que les choses soient dites ! Un périmètre « de protection » de 50 mètres autour des habitations est fixé. Sur le papier, l’avion ou l’hélicoptère devra donc respecter un périmètre et empêcher le souffle des pales de répandre les substances toxiques hors des parcelles traitées. Certaines parcelles de vignes traitées par épandages aériens font moins de 4.000 m² ! Ce traitement chimique appliqué avec une précision « chirurgicale » est une vue de l’esprit. Le périmètre de 50 mètres n’a jamais été, et ne sera jamais, respecté !

La sécurité (juridique) des épandeurs est ainsi acquise… à défaut de celle des riverains qui continueront à inhaler un air vicié et vivre dans une zone polluée.

Alors que la France demeure le premier utilisateur européen de pesticides, que les quantités épandues continuent à augmenter (contrairement à l’objectif devant aboutir à une division par deux d’ici 2018), cet arrêté tolère encore ces épandages aériens jusqu’au 31 décembre 2015. Plus de 15.000 hectares sont encore traités chaque année en France par épandages aériens. Cette pratique a baissé de 77 % entre 2008 et 2013 ; preuve qu’il est désormais possible de faire autrement. Il est donc grand temps de les interdire strictement.

Pour obtenir une telle interdiction totale et immédiate, mobilisons-nous en participant massivement à la consultation publique mise en place par le Ministère de l’Agriculture.

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